Bienvenue au Parc Rivière, écrin de verdure méconnu qui se situe entre les maisons de ville du quartier Tivoli et les buildings du Grand-...

Au milieu coule le Parc Rivière

Bienvenue au Parc Rivière, écrin de verdure méconnu qui se situe entre les maisons de ville du quartier Tivoli et les buildings du Grand-Parc.

Ce jardin paysagé de quatre hectares était à l’origine les terres d’un château bourgeois datant du 19e siècle, et dont les ruines se trouvent encore au cœur du parc.

Cette maison a été construite vers 1827 et appartenait à l’origine au Baron Alfred de Luze. Né à Francfort d’un père suisse et d’une mère allemande, De Luze s’installe à Bordeaux en 1820 et fonde une entreprise de négoce, rendue possible après la réussite d’une première société import-export créée avec son frère à New York.
Les ruines du château dont, en bas à droite, la cheminée !
À Bordeaux, il se maria avec Georgina Johnston, d’une famille d’Écossais devenus d’importants acteurs dans le monde du vin bordelais. Parmi leurs cinq fils, Alfred Henri est devenu propriétaire d’un château à Lormont, Maurice – membre du tribunal de commerce de Bordeaux – serait devenu propriétaire du Château Peixotto à Talence, Francis a repris le Château Paveil et son Margaux cru bourgeois (ses descendants en sont toujours les propriétaires) et c’est Charles qui a repris le Château Rivière.
Le propriétaire d'origine,
le Baron Alfred de Suze.
Source: chateaupaveildeluze.com

Le château a été revendu à la ville de Bordeaux en 1977 et le terrain autour a progressivement été transformé pour devenir un parc, qui a été ouvert au public cinq ans plus tard, en 1982. Et c’est encore le cas aujourd’hui : un parc à caractère unique grâce bien sûr à ces restes de château, mais aussi à cause de divers différenciateurs.

Comme les anciennes écuries, devenues la Maison du jardinier et de la nature en ville, lieu de rendez-vous pour les jardiniers urbains. La Maison anime de nombreux événements pour jardiniers débutants ou confirmés, et propose un centre de recherche et de formation, sans oublier ses serres et son beau jardin.

Non loin de là, l’initiative Les Carrés de Cultures permet aux Bordelais de cultiver fruits et légumes et, plus largement, de se salir les mains. Situé du côté est du parc, le contraste est saisissant entre ces activités agricoles et l’imposante silhouette de l’immeuble de la Résidence Tivoli.

La Maison du jardinier et les Carrés de Cultures,
ainsi que l'imposante Résidence Tivoli.
Une balade dans le parc permet d’admirer quelques beaux arbres dont certains sont centenaires. Des panneaux proposent informations sur certains arbres ou techniques d’entretien. En hauteur, des nichoirs ont été positionnés à des endroits stratégiques, signalés sur une carte visible dans le parc. Parmi les espèces d’oiseaux qui y trouvent leur bonheur, citons la chouette hulotte, le martinet, le moineau, la mésange charbonnière, la mésange bleue, le rouge-gorge et le  troglodyte mignon. À première vue la cohabitation avec les nombreux écureuils du parc est tout à fait paisible !

Des ruches ont été installées près des ruines du château. Bien qu’inaccessibles au grand public, on entend clairement le bruit du travail des abeilles. Cela bourdonne dans ce secteur du parc.


Enfin, comme dans de nombreux parcs et places de la ville, on peut trouver une bibliothèque de prêt « boîte à lire ».

La boîte à lire (qui a trouvé un client lors de mon passage), des codes QR sur certains panneaux d'information, un des nombreux nichoirs et, c'est bien ce que vous pensez, un écureuil.
Le Parc Rivière propose donc non seulement une découverte de l’élégant passé de Bordeaux mais aussi de nombreuses initiatives modernes. Il offre surtout une bonne dose de faune et de flore, devenue si essentielle pour faire face au rythme de la vie en ville.
N'hésitez pas à visionner le reportage vidéo associé :

Merci à Catherine Texier d'avoir proposé ce sujet !

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